La diversification des sources de protéines dans la restauration collective est un des enjeux majeurs de ces dernières années, la Loi Egalim va dans ce sens. Elle vise à promouvoir une alimentation plus variée, équilibrée et respectueuse de l’environnement au sein de la restauration collective. Découvrez les nouvelles mesures mises en place depuis le 1er janvier 2024 pour renforcer cette diversification et leurs implications pour le secteur alimentaire.

 

Pourquoi est-il important de diversifier les sources de protéines au sein de la restauration collective ? 

 

La diversification des sources de protéines alimentaires dans la restauration collective revêt une importance capitale pour plusieurs raisons :

 

Santé Publique : Offrir une variété de protéines répond aux besoins nutritionnels variés des consommateurs, favorisant une alimentation équilibrée.

Alimentation durable: Réduire les protéines animales contribue à atténuer l’impact environnemental de l’industrie agroalimentaire, en limitant les émissions de gaz à effet de serre et la pollution issus des élevages, notamment des élevages intensifs.

Innovation Alimentaire : Encourager l’utilisation de protéines alternatives stimule l’innovation dans le secteur alimentaire, ouvrant la voie à de nouveaux produits et pratiques durables.

 

Avant les nouvelles mesures de janvier 2024, concernant la végétalisation des menus et la diversification des protéines, les obligations en vigueur étaient :

 

  • La mise en œuvre d’un plan pluriannuel de diversification des protéines pour les restaurants distribuant plus de 200 repas par jour ;
  • La mise en œuvre de menus végétariens (un par semaine pour la restauration scolaire, une option quotidienne pour la restauration d’État s’ils proposent un choix multiple de menus) ;

 

Ce qui a changé au 1er janvier 2024 

Depuis le 1er janvier 2024, plusieurs mesures sont entrées en vigueur concernant la consommation de viande et la diversification des sources de protéines dans la restauration collective :

  • Les restaurants collectifs doivent intégrer au moins 60 % de produits durables et de qualité en ce qui concerne les familles de produits « viandes » et « poissons », ce taux est porté à 100% pour les restaurants collectifs de l’État, et des établissements publics de l’État ;

 

  • Les différentes mesures concernant les taux d’approvisionnement mentionnées ci-dessus et le plan pluriannuel de diversification des protéines concernent désormais tous les restaurants collectifs, y compris les restaurants en entreprises privées. Ces derniers étaient déjà soumis aux dispositions concernant l’information des convives et la lutte contre le gaspillage alimentaire.

 

Conclusion

La diversification des sources de protéines dans la restauration collective est un des piliers de la loi EGALIM et de l’alimentation responsable. Ces nouvelles mesures renforcent l’engagement en faveur d’une alimentation plus variée, équilibrée et respectueuse de l’environnement. En encourageant l’utilisation de protéines végétales et d’alternatives protéiques innovantes, elles contribuent à promouvoir une alimentation durable pour tous.